Xavier Phillips, Matteo Goffriller, 1710

Accompagné depuis l'enfance par ces études, je n’ai jamais perçu David Popper comme un "bourreau", bien au contraire, j'ai toujours eu le sentiment, chez cet auteur, d'une grande passion pour son instrument et d'une certaine "ludicité" dans ses études...

La 33: les difficultés semblent venir de la main gauche (déplacements rapides, arpèges brisés) mais le travail du legato de l’archet est fondamental car il permet de soutenir ladite main gauche dans cette épreuve de haute voltige! Véritable épouvantail à concours (à l'instar du 3e caprice de Piatti), cette étude peut être aussi un joli moment de musique...si l'on s'en donne la peine!

La 14 : Le staccato n’est pas une chose aisée, (même les violonistes le disent !) et si le mouvement  naturel est  de la pointe vers le  talon (gravité oblige), Popper demande tout autant de staccato tiré que de poussé. Défi d’équilibre entre maîtrise et lâcher prise obligatoire si on veut un résultat aérien…l’autre solution consiste à boire beaucoup de café !