Thomas Duran, Patrick Robin, 2003

 

Étrangement, le violoncelliste qui décide de travailler ses études de Popper s'en félicite toujours après. Car en plus de lui permettre d'explorer toutes les facettes de son instrument, ce qui est quand même la qualité première des études, elles vont lui permettre de travailler tout ce qui fait la richesse du violoncelle avec un tel naturel , que les frontières entre répertoire de concert et études tendent à disparaître.

De ce fait, l'étude n°2 montre des similitudes frappantes avec le prélude de la 1ère suite de JS Bach, de par son caractère, sa tonalité, la façon d'utiliser les notes graves comme basses d'une mesure entière, et même les coups d'archet tels qu'on pouvait les appréhender il y a 100 ans.

Quant à l'étude n°19, baptisée Etude- Lohengrin , elle symbolise la passerelle entre d'ennuyeux et fastidieux arpèges ou gammes de mi bémol majeur en triolets détachés,  et le  célèbre et redouté trait issu de l'opéra de Richard Wagner, Lohengrin. Grâce à Popper, celui-ci passera presque pour une promenade de
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