Marie-Paule Milone, Charles-Adolphe Gand, 1850

 

L'évocation de Popper, au-delà de l'incontournable témoignage que nous en laisse Starker par ses enregistrement et son enseignement, tout comme les grands pianistes affiliés à Liszt par leur héritage culturel,  c'est certainement l'irremplaçable poésie de sa musique dans les magnifiques miniatures et pièces de genre qu'il a composées. C'est un lien de musique, poésie, de plaisir du jeu et de réelle nostalgie qui, pour une fois , nous relie à une  technique virtuose bel-cantiste et colorée du violoncelle, instrument qui stigmatise trop souvent la difficulté et la noirceur monochrome de l'expressionnisme moderne.

 Les 40  études participent à ce rendez-vous possible entre la difficulté,  l'œuvre didactique, la parfaite écriture instrumentale et le bonheur de les travailler.

Etude N°5:

L'une des principales difficultés est  d'essayer de garder une construction musicale cohérente de l'étude et de son caractère scherzando, malgré les changements continuels de cordes, l'omniprésent rythme de sicilienne qui doit garder la plus grande précision, et l'exigence que l'on doit accorder à la pureté de l'émission du son.

Etude35:

La tonalité de ré bémol Majeur demeure un défi pour le violoncelle, dans ce long et continu ruban de doubles croches tantôt liées par deux ou par huit, mais également la souplesse exigée à l'archet et dans les déplacements main gauche, pour ne pas contrarier les traits mélodiques et expressifs des notes appoggiatures et ornementales de cette étude quasi "Chopinienne" aux chromatismes marqués.