Henri Demarquette, Gioffredo Cappa Saluzzo, 1696

Ah,  j'aurais tant aimé rencontrer David Popper!

En premier lieu le personnage, charmeur, humoristique, romantique en diable mais également érudit, profond et généreux.

Le musicien ensuite, archétype de la tradition austro-hongroise, une époque où un interprète se doit de composer et pour son instrument de surcroît. À la manière de Joachim,  Liszt ou plus tard Kreisler, nous devons à Popper romances, danses, rhapsodies, concertos,  cadences et autres virtuosités, pour la plus grande gloire de son instrument...et de lui-même!

Et enfin le violoncelliste, inventeur du violoncelle moderne. Il ouvre la main gauche, favorise l'articulation et le vibrato, raisonne par positions qu'il connecte souplement.

En cela, il enterre résolument Romberg ou autre Bréval qui continuent de s'évertuer à chanter au pouce sur la corde de do... Il fut un pédagogue généreux et eut notamment pour élève  Adolf Schiffer professeur à son tour d'un certain...Janos Starker.